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PLANTER AU PEROU

 

LE PEROU

Le projet est localisé au Nord du Pérou, dans la région de Piura. L'écosystème est typique des forêts sèches, comme on les retrouve à Madagascar ou en encore en Indonésie : il est essentiellement composé de savanes arbustives. Le climat est aride et le sol est sec et très pauvre. Dans ce contexte hostile et désertique, les arbres doivent s'adapter pour pousser ! Certains arrivent à développer des racines sur une grande surface pour aller chercher l'eau en profodeur (sur 40 voire 100 mètres !). Les aléas du climat et l'aridité de l’écosystème en place ne fait qu’accentuer la dégradation des conditions de vie de la population locale.

La population locale pratique l’élevage de chèvres et de moutons (et à moindre mesure de vaches), et dispose de petites parcelles agricoles cultivées uniquement pendant la saison des pluies (soit de janvier à avril). Chaque famille possède en moyenne moins de 3 ha pour y cultiver de l'haricot, du pois, du maïs et des pastèques.

Légalement, il est interdit de prélever du bois en forêt sans une autorisation du gouvernement, autorisation délivrée en échange de l’établissement d’un plan d’aménagement. Et pourtant, le taux de déforestation de la région atteint plus de 3000 ha par an...

 

 

 

 

LE PROJET SUR LE TERRAIN

Le projet est porté par l'association AIDER qui accompagne la population de Chulucanas depuis 1986 et travaille en concertation avec les communautés paysannes en les amenant à valoriser durablement leurs ressources forestières. Le projet porte le nom de José Ignacio Tavara, du nom de la communauté paysanne impliquée.

Le projet José Ignacio Tavara proposé par Reforest’action a adopté la stratégie suivante : restaurer les forêts sèches dégradées voisines des villages et développer les filières économiques liées à ces arbres pour diversifier les sources de revenus de la communauté paysanne. La vie de 200 familles est impactée postivement par le projet. 17 écoles de la région d'action participent également au projet (programme de sensibilisation et plantation dans/autour des écoles).

 

Avec l'accompagnement de l'association AIDER, la communauté paysanne José Ignacio Tavara pratique la Régénération Naturelle Assistée (RNA). La RNA consiste à protéger les jeunes arbres qui apparaissent naturellement avec les pluies par la mise en place de clôtures. Ces clôtures, composées de branchages épineux (morts), permettent de protéger les plants des attaques des chèvres au cours de leur croissance et particulièrement pendant le premier mois de pousse. Elles permettent également de  rendre les arbres plus résistants et de stimuler leur croissance, en les privant partiellement de la lumière, les obligeant à aller la chercher en hauteur. 

Dans ce contexte d'aridité extrême, la RNA est souvent le moyen le plus efficace de lutter contre la désertification. C'est la méthodologie la plus utilisée dans le projet pour restaurer les écosystèmes forestiers. Deux essences d'arbres natifs de la région sont donc utilisées pour la RNA : l'Algarrobo et le Zapote. La RNA est la technique utilisée par AIDER jusqu'en 2012 pour restaurer les sols et lutter contre la désertification de la zone.

Après cette phase initiale, la plantation de bois de service avec l'Overo (valorisé à court terme pour l'artisanat local et localisé à proximité des villages) viendra compléter et diversifier la méthodologie de restauration des écosystèmes forestiers utilisée par AIDER. 

 

LE SUIVI DES ARBRES

 

Les arbres sont suivis pendant deux ans, le suivi incluant notamment le remplacement des arbres morts.

Le contrôle qualité du projet est assuré par Kinomé, société française à vocation sociale spécialisée dans la reforestation, par l'intermédiaire de son programme Forest&Life. Kinomé assure une fois par an un audit complet du projet. Ce point opérationnel annuel permet notamment à l'ONG locale de comptabiliser les arbres plantés et ayant survécu afin de procéder à des replantations si nécessaire ainsi qu'à des mesures correctives pour améliorer si besoin le projet d'une année sur l'autre. Il permet également de réaliser un point exaustif sur la quantification des bénéfices environnementaux, sociaux et économiques du projet.