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En Côte d’Ivoire, notre projet initié début 2020 permet de concilier les arbres et les cultures de cacao grâce à la création de systèmes agroforestiers. Découvrez toute l’actualité du projet !

Côte d’Ivoire : développer l’agroforesterie auprès des producteurs de cacao

11/06/2020 - Anne-Lise de Reforest'Action


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En Côte d’Ivoire, notre projet initié début 2020 permet de concilier les arbres et les cultures de cacao grâce à la création de systèmes agroforestiers. Découvrez toute l’actualité du projet !

Notre projet en Côte d’Ivoire : développer l’agroforesterie et restaurer une forêt classée

Les 234 forêts classées de Côte d’Ivoire, dont la forêt de Séguié, dans la région de l’Agnéby-Tiassa où prend place notre projet, ont perdu en l’espace d’un demi-siècle plus de 70% de leur couvert forestier. En cause, l’agriculture extensive et la production de cacao, qui ont gagné du terrain sur les forêts primaires ivoiriennes, et l’exploitation non-durable de ces forêts pour répondre aux besoins croissants en bois de chauffe. Cette perte de biodiversité animale et végétale provoque aujourd’hui des changements climatiques à l’échelle de la région, et notamment un amoindrissement de la pluviométrie et l’apparition de périodes de sécheresse de plus en plus longues, souvent fatales aux récoltes des communautés locales. C’est dans ce contexte que Reforest’Action s’associe à l’entreprise ivoirienne Agro-Map pour accompagner les producteurs de cacao de la forêt de Séguié dans la restauration de la forêt et dans la création de systèmes agroforestiers, qui permettront de concilier les arbres et leurs cultures.

Construction de la pépinière et mise en production des plants

Conduite de janvier à mars 2020, la première phase du projet a été consacrée à l’établissement d’une pépinière dédiée au sein d’un site respectant les critères établis : accessibilité, proximité d’un point d’eau, surface plane du terrain… La pépinière permettra de produire plus de 150 000 plants sur une superficie de deux hectares. Achetées auprès de fournisseurs locaux, des semences de framiré, de fraké, d’akpi, de petit cola et d’acacia ont été mises en sachets par les techniciens d’Agro-Map, et placées sous l’ombrière de la pépinière, qui permettra aux plants de croître dans des conditions favorables en leur prodiguant l’ombre et l’humidité nécessaires.

Les communautés locales associées au projet

En parallèle du suivi journalier des jeunes pousses au sein de la pépinière et de la préparation des sites de plantation, notre partenaire Agro-Map a sensibilisé les communautés locales associées au projet. Au total, plus de 200 producteurs de cacao ont été formés à l’agroforesterie, qui consiste à intégrer des arbres au sein de leurs parcelles, afin de protéger leurs cultures de cacao et de leur permettre de mieux se développer, tout en préservant un couvert forestier. Si ces ateliers de sensibilisation ont été freinés par les mesures gouvernementales de lutte contre le COVID-19, ils restent toutefois fortement sollicités par les communautés, et reprendront dès que possible.

Le Ministère des Eaux et Forêts de Côte d’Ivoire a également été sensibilisé au projet. L’institution soutient et encourage notre initiative, qui vient renforcer la politique de réhabilitation et d’extension des forêts adoptée en Côte d’Ivoire.

Premières plantations aux côtés des producteurs de cacao

Courant mai, 5000 premiers arbres issus de la pépinière ont été plantés en agroforesterie auprès des producteurs de cacao des villages d’Agboville, Akoupe et Abengourou. Plantés sur des parcelles appartenant aux producteurs locaux, les arbres sont pleinement intégrés à leurs systèmes agricoles. Ils permettront de protéger leurs cultures d’un trop fort ensoleillement, et d’enrichir les sols en y fixant l’azote. Parmi les essences plantées, des essences légumineuses telles que l’acacia, plantées en haie vive dans les champs, permettront de créer du fourrage pour le bétail et de l’ombrage pour les cultures sous-jacentes. Ces arbres permettront également, à terme, d’en tirer du bois de chauffe tout en évitant les coupes dans la forêt sauvage de Séguié. Des essences fruitières telles que l’akpi et le petit cola, plantées également en agroforesterie, permettront à la fois de protéger les cultures sous-jacentes, et de générer un revenu complémentaire pour les populations grâce à la vente des fruits qui en sont issus.

En parallèle, un site de plantation de 35 hectares, situé dans la forêt classée de Séguié, est en cours de préparation. Il recevra 42 000 jeunes arbres d’essences indigènes au cours des prochaines semaines, avec l’objectif de restaurer les îlots dégradés de la forêt.

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