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Dans son récent rapport Notre Avenir S’appelle Forêt, Reforest’Action révèle les bénéfices des forêts diversifiées pour la santé des écosystèmes, le bien-être humain et le développement socio-économique. Pourquoi les forêts riches de plusieurs essences sont-elles bénéfiques et comment reboiser en s’appuyant sur la diversité ? Décryptage.

Reforestation : pourquoi et comment s’appuyer sur la diversité des essences d’arbres plantés ?

30/01/2019 - Nicolas de Reforest'Action


Culture Forêt

Forêt - Diversité - arbres - essences - reforestation - plantation - monospécifique - biodiversité - multifonctonnalité - climat - santé - Filière - bois

Dans son récent rapport Notre Avenir S’appelle Forêt, Reforest’Action révèle les bénéfices des forêts diversifiées pour la santé des écosystèmes, le bien-être humain et le développement socio-économique. Pourquoi les forêts riches de plusieurs essences sont-elles bénéfiques et comment reboiser en s’appuyant sur la diversité ? Décryptage.

Pourquoi les forêts mélangées sont-elles bénéfiques en temps de changements climatiques ?

Fruit de l’analyse de 150 sources scientifiques, le rapport Notre Avenir S’appelle Forêt publié en novembre 2018 par Reforest’Action dresse un enseignement majeur. Les forêts composées d’une diversité d’essences d’arbres sont mieux armées que celles plus homogènes pour faire face aux manifestations actuelles et futures du changement climatique (sécheresses, incendies, tempêtes) et aux risques biotiques grandissants (attaques d’insectes et maladies). Ainsi les forêts mélangées :

  • sont généralement (pas systématiquement) plus résistantes aux sécheresses et tempêtes ;
  • sont plus résistantes aux attaques d’insectes ;
  • affichent une meilleure production de services écosystémiques, tels que le stockage de CO2 utile à la lutte contre le changement climatique, ou la production de bois, essentielle pour la filière et la transition énergétique ;
  • réduisent le risque de dommages économiques issus d’aléas biotiques et abiotiques ;
  • répondent aux attentes sociales grandissantes ;
  • contribuent à réduire le risque de développement de certaines maladies et les dépenses de santé publique

Des bonnes pratiques de reboisement adaptées aux enjeux du XXIe siècle

Entretenir ou restaurer une forêt en plantant des arbres ou en pratiquant la régénération naturelle assistée exige de prendre en compte une diversité de facteurs lorsqu’on sélectionne les essences d’arbres. Parmi ces critères, on retrouve traditionnellement la localisation de la parcelle, la nature des sols ou encore le type de projet sylvicole envisagé.

Dans un contexte de dérèglements environnementaux et d’attentes sociales croissantes vis-à-vis de la forêt, Reforest’Action propose l’ajout d’autres principes réunis du sein d’un Socle Commun de Multifonctionnalité. Autrement dit, un ensemble de principes applicables lors de l’étape de plantation ou de régénération d’un peuplement forestier, indépendamment de ses spécificités et objectifs sylvicoles propres, visant à garantir sa capacité de fourniture durable de services écosystémiques, de résistance, d’adaptation et de résilience aux dérèglements environnementaux.

Comment planter des forêts diversifiées et multifonctionnelles ?

Les principes du Socle Commun de Multifonctionnalité répondent aux enjeux forestiers de demain. Ils sont une ambition, des recommandations à suivre lors du renouvellement d’une forêt pour pérenniser ses différents rôles et usages : écologique, économique et social. Les principes essentiels du Socle s’appliquent dès à présent sur les projets de (re)boisement en cours. Les principes cibles pourront, dans la mesure du possible, être mis en œuvre sur des projets actuels ou futurs, au gré notamment des progrès des connaissances scientifiques.

Enfin, ces principes se proposent d’être à terme mis en œuvre indépendamment du type de projet sylvicole local, que celui-ci soit davantage à vocation productive, récréative ou conservationniste. En pratique, les principes du Socle sont adaptables au cas par cas selon les réalités du terrain. Ainsi par exemple, si sur certains projets le contexte favorise la sélection d’une diversité d’essences et leur plantation par bandes alternées, ailleurs, à l'instar des Landes, la diversité pourra se limiter à la plantation d’une ceinture d’essences complémentaires, telles que le chêne ou le bouleau, autour d’une parcelle de pins maritimes. Faire de la diversité forestière une alliée est donc une affaire de long terme, un cap, une direction à suivre et à renforcer au gré des années.

Vous voulez en savoir plus sur le sujet ? Découvrez le rapport Notre Avenir S'appelle Forêt.

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