3 986 934Arbres plantés

Le projet de plantation de 1000 arbres à Péruwelz sera planté début 2018 grâce à la méthode de plantation Miyawaki.

Péruwelz (Belgique)

778 Arbres plantés

Bénéfices du projet

  • Climat 778 000 km en voiture compensé(s)

  • Biodiversité 2 334 abris pour animaux créé(s)

  • Santé 3 112 mois d'oxygène généré(s)

  • Emploi 778 heure(s) de travail créée(s)

Ils contribuent à la plantation

Nombre des Reforest'acteurs : 125

Description du projet

Date de plantation :

début d'année 2018

Nombre d'arbre :

1000 arbres et arbustes

Essence :

chêne pédonculé, charme, noisetier, tilleul à petit feuille, érable sycomore, merisier, cornouiller sanguin, sureau noir, prunellier, chêne sessile, hêtre, frêne, orme, saule, néflier et houx

Historique :

1000 arbres seront plantés au printemps 2018 à Péruwelz sur une ancienne friche, grâce à la méthode de plantation Miyawaki. C'est-à-dire qu'une grande diversité d'essences sera plantée de façon resserrée, et la forêt créée ne sera pas considérée comme une source de verdure, de loisirs ou de bois. Le but est de s’intéresser à l’importance de la naturalité des zones boisées et aux fonctions de la diversité et de la complémentarité des essences.

Contexte du projet à Péruwelz en Belgique :

La Belgique n'est pas un pays très boisé avec environ 20% de son territoire recouvert de forêts. De plus, la plupart de ses forêts sont périurbaines, ce qui rend leur rôle d'autant plus important. Tout comme en France, la forêt et les espaces boisées belges remplissent des fonctions sociales, économiques, environnementales et paysagères. Cette surface boisée est partagée entre feuillus et résineux avec principalement des épicéas, des chênes et des feuillus précieux. Contrairement à la France, le public et le privé se partagent presque équitablement les terres.

C'est sur une friche que les arbres seront plantés par notre partenaire "Urban Forests", c'est-à-dire que les arbres seront plantés sur une zone sans occupant humain actif, qui n’est en conséquence pas ou plus cultivée, productive ni même entretenue. Notre partenaire sur ce projet est "Urban Forests", une entreprise belge qui recréé des parcelles de forêt primitive selon la méthode Miyawaki, qui fut imaginée par Akira Miyawaki (biologiste japonais) dans les années 70, et qui vise à penser la forêt autrement que comme source de verdure, de loisirs ou de bois et à s’intéresser à l’importance de la naturalité des zones boisées et aux fonctions de la diversité et de la complémentarité des essences. Le but est de créer une zone de non-droit pour l'homme sur une petite placette pour former des magnifiques zones boisées de protection environnementales qui atténuraient les risques environnementaux liés aux activités humaines.

Milieu proche de la plantation :

Nous plantons sur la commune de Péruwelz, en Wallonie, non loin de la frontière Française. Le nom de cette petite ville Belge viendrait du patois local. La ville étant riche en sources d'eau et en pierres, "Péruwelz" serait le patois de "Pierre et eau". C'est d'ailleurs ce qui était écrit sur une fontaine sur la grande place avant la rénovation de cette dernière. La commune touche le parc naturel régional du Scarpe-Escaut qui abrite des éléments importants du patrimoine industriel et minier de la région, dont quelques terrils aujourd'hui protégés et/ou aménagés pour la biodiversité, ainsi que diverses activités récréatives. La Wallonie où se situe ce projet est la région de Belgique la plus boisée avec 78% des plantations. La SRFB (Société Royale Forestière de Belgique) soutient PEFC ce qui explique que beaucoup de forêt soient labellisées. En Wallonie, elle couvre 51% de la surface forestière (soit 281.000 ha) et 260 entreprises belges ont d’ores et déjà fait certifier leur chaîne de contrôle par le PEFC. Le FSC est également présent notamment en région flamande.

Le projet de plantation à Péruwelz :

Le projet est maintenant bien définit  et la plantation sera réalisée début d'année 2018 sur une petite placette avec la méthode Miyawaki. Elle vise la reconstitution « de forêts indigènes par des arbres indigènes » et la production d'une forêt riche, dense et efficacement protectrice en 20 à 30 ans, là où la succession naturelle aurait nécessité plus de 100 ans. La réussite de ce projet nécessitera le respect des phases suivantes :

  • Étude initiale rigoureuse du site et de la végétation naturelle potentielle lui correspondant ;
  • Repérage et collecte localement ou à proximité et dans un contexte géoclimatique comparable d’un grand nombre de graines d’essences natives diversifiées et adaptées au contexte édaphique (sol/climat) ;
  • Germination en pépinière ;
  • Préparation du substrat s'il est très dégradé (apport de matière organique/paillage) ;
  • Plantation respectant une biodiversité initiale inspirée de celle du modèle de la forêt naturelle ;
  • Plantations réparties dans l’espace en cherchant à copier la manière dont les plants seraient répartis dans une clairière ou en lisière de forêt naturelle (surtout pas en alignements ni en quinconce).

Les résultats obtenus montrent actuellement que cette méthode, si elle est bien appliquée, produit rapidement une forêt multistrate et, selon Urban Forests, notre partenaire, un sol dont la composition microbienne et en acariens est rapidement proche de celle de la forêt primaire normale.

 

 


Photos des projets