1 378 601Arbres plantés

Présent dans la bande Sud d'Haïti, Reforest'Action déploie un projet de reboisement visant à restaurer des écosystèmes érodés par la déforestation et les aléas naturels. Localement, les arbres plantés contribuent au développement économique des populations via la valorisation du cacao dans le cadre d'une filière biologique et équitable.

LE PROJET HAÏTI EN BREF

Date de lancement : 2016

Essence plantée en 2016 : cacaoyer principalement

Objectifs : lutte contre la déforestation, développement d’une filière de cacao biologique et équitable, réduction de l’exode rural, lutte contre le changement climatique, renforcement de la sécurité alimentaire, éducation à l’environnement en milieu scolaire

Type de plantation : plantations communautaires

Activités : construction et gestion de pépinières, plantation, récolte, valorisation et exportation du cacao, sensibilisation de lycéens à l’environnement.

Partenaires et organismes associés : Kaleos, la CAUD (Coopérative Agricole Union Développement) et autres coopératives

 


 

LE CONTEXTE : DEFORESTATION ET EXODE RURAL

Haïti est aujourd’hui l’un des pays les plus déforestés du monde. En 1920, 60% du territoire haïtien était tapissé de forêts, contre seulement 2% aujourd’hui. Le recul massif du couvert forestier s’explique essentiellement par la production de charbon de bois qui constitue la première source d’énergie des populations. La déforestation entraîne l’érosion des sols, la baisse de productivité des terres arables, l’accentuation des sécheresses et de la désertification des territoires. Le passage dramatique de l’ouragan Matthew en octobre 2016 a de surcroît détruit une immense partie des arbres encore sur pied.

Dans ce contexte, lorsque les parcelles des cultivateurs de cacao n’offrent plus de revenus suffisants pour subvenir aux besoins du foyer, certains d’entre eux décident d’abandonner leur région natale pour rejoindre la capitale du pays, Port-au-Prince. La déforestation creuse l’appauvrissement des agriculteurs et les jettent ainsi sur les routes de l’exode rural. D’autres paysans décident de devenir producteurs de charbon de bois afin de développer leurs maigres revenus existants, ce qui accélère d’autant plus le phénomène de déboisement et crée alors un cercle vicieux.

Tri des fèves

 

NOTRE ACTION ET NOS PARTENAIRES SUR LE TERRAIN

Sur place, Reforest’Action fournit de jeunes arbres aux producteurs de cacao biologique. Une fois plantés sur leur terrain, ces cacaoyers deviendront sources de revenus équitables. Le suivi des arbres est assuré en continu sur le terrain par notre partenaire Kaléos. Lorsque les cacaoyers arrivent à maturité, Kaleos achète les fèves à un prix certifié équitable. Les fèves sont ensuite fermentées, séchées et triées sur place, créant ainsi plusieurs dizaines d’emplois locaux. Elles sont enfin exportées à des producteurs de chocolat de haute qualité en Europe.

 

Enfants et cacaoyers

 

LES BENEFICES DU PROJET

Cacao biologique et revenus équitables

Les revenus issus du cacao biologique améliorent durablement les conditions de vie familiale et la sécurité alimentaire. L’argent contribue en outre à financer les frais de scolarité et le matériel éducatif des enfants. Le projet favorise ainsi le maintien des populations dans leur région et lutte ainsi contre l’exode rural vers Port-au-Prince.

Préservation de l’environnement

En détournant les cultivateurs de la production de charbon de bois grâce aux revenus équitables issus du cacao biologique, le projet contribue également à lutter contre la déforestation. A l’échelle locale, le reboisement réduit les risques de glissement de terrain et d’assèchement des sols et rivières autant qu’il favorise la préservation de la biodiversité locale. A l’échelle planétaire, les arbres plantés participent à la lutte contre le changement climatique grâce au CO2 qu’ils séquestrent.

Sensibilisation scolaire

Dans le cadre d’une démarche de sensibilisation des jeunes aux enjeux et bénéfices de l’arbre et de la forêt, plusieurs centaines de lycéens reçoivent chaque année des jeunes cacaoyers qu’ils plantent dans les parcelles familiales. L’entretien de leurs arbres, suivi par le comité de pilotage de leur lycée, leur permet d’obtenir des points sur le bulletin scolaire. Après quelques années, les revenus issus du cacao vendu les aideront à financer leurs études.