Togo
Ce projet d’agroforesterie prend place au Togo, dans les préfectures de Blitta (région centrale), du nord de l'Anié et Akébou (région des plateaux), du sud de l'Agou (région des plateaux) et de l'Avé (région maritime) et tient son nom de la langue Ewé, dans laquelle Avé Ga signifie « grande forêt ».





Le Togo est aujourd’hui confronté à des problématiques environnementales notamment dues à la réduction historique de son couvert forestier. En cause, la pratique de la culture itinérante sur brûlis mais aussi les coupes de bois non réglementées pour l’usage domestique ou la revente. Ces pratiques provoquent l'érosion des sols et la dégradation des terres arables, ce qui se traduit par une baisse de la productivité agricole et un approvisionnement de plus en plus difficile en bois de chauffe et en bois d'œuvre pour la population locale.

POTENTIEL DE SEQUESTRATION CARBONE
Ce projet d’agroforesterie répond aux exigences de qualité des normes de certification internationales les plus élevées et vise la séquestration d’au moins 6,2 millions de tonnes équivalent CO2 au cours de sa durée de vie. Au-delà de son action climatique, le projet génère des bénéfices fondamentaux importants, notamment le renforcement de la biodiversité locale dans les champs et les forêts avoisinantes, et l'amélioration des conditions socio-économiques des communautés.
LUTTE CONTRE LA DÉGRADATION DES TERRES
La sélection de 22 essences d'arbres - dont 10 essences natives - pour la création de systèmes agroforestiers et de forêts vise à inverser le processus de dégradation, d'appauvrissement et de stérilité des sols. L'intégration d'arbres fruitiers et fertilisants au sein des cultures de cacao, de café, de noix de cajou et des cultures vivrières permettra d’enrichir les sols, de limiter l’érosion des terres et de fournir un couvert protecteur pour les cultures sous-jacentes.
Le projet vise également à restaurer la biodiversité dans la zone du projet, en intégrant au moins 5 essences d'arbres différentes sur les parcelles du projet, en améliorant activement la présence de 4 espèces d'arbres listées comme menacées par l'UICN, et en développant la présence d'autres espèces floristiques et faunistiques au sein de la zone du projet.
AUTONOMISATION DES COMMUNAUTÉS
L'augmentation de la production agricole contribuera à améliorer les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire de 15 750 familles au sein de 127 villages impliqués dans les activités du projet. Les agriculteurs bénéficieront directement de la diversification de leur production agricole grâce à la création de chaînes de valeur locales et à la vente des produits issus des arbres par l'intermédiaire de coopératives.
Les agriculteurs recevront une formation complète en matière de plantation et d'entretien des arbres, de pratiques agricoles durables et de prévention et de suppression des feux de brousse et de forêt. Le renforcement des capacités vise à responsabiliser les communautés et à améliorer leur gestion de l'environnement à long terme.
Par ailleurs, guidés par les comités traditionnels de développement local, chaque village pourra sélectionner des projets de développement communautaire parmi un éventail d’activités qui leur seront proposés. Ces projets locaux contribueront à l'amélioration de leurs moyens de subsistance.






