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Contribuer au-delà de sa chaîne de valeur, un levier stratégique pour l’action climatique

Décryptages

Face à l’intensification du dérèglement climatique et à la montée en puissance des cadres réglementaires et scientifiques, les entreprises sont désormais confrontées à une exigence de maturité accrue dans la structuration de leurs stratégies climat. La priorité demeure, sans ambiguïté, la réduction rapide et profonde des émissions de gaz à effet de serre sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Toutefois, cette dynamique de transformation, aussi indispensable soit-elle, ne saurait produire des effets immédiats et exhaustifs. Dans l’intervalle, une part significative des émissions demeure inévitable. C’est dans cet espace que s’inscrit la contribution climatique volontaire, et plus précisément le soutien à des projets climatiques situés en dehors du périmètre opérationnel direct des entreprises.

Quand les risques climatiques deviennent économiques

L’augmentation de la fréquence et de l’intensité des aléas climatiques, la raréfaction des ressources naturelles, la perte de services écosystémiques essentiels ou encore la fragilisation des systèmes agricoles et hydriques sont autant de chocs susceptibles d’éroder la productivité, de désorganiser les chaînes d’approvisionnement et de peser lourdement sur la croissance économique globale au cours des prochaines décennies.

Des revues scientifiques et des analyses institutionnelles récentes convergent vers un constat partagé : les risques liés à l’inaction climatique et à l’érosion accélérée de la biodiversité constituent aujourd’hui un facteur majeur d’instabilité macroéconomique. Les banques centrales soulignent que ces crises environnementales peuvent perturber les cycles économiques traditionnels et affecter la stabilité financière et la croissance. Des simulations économiques nationales issues de l’Insee montrent que, sans transition planifiée, l’inaction climatique pourrait coûter plusieurs points de PIB à certaines économies d’ici à la fin du siècle. Parallèlement, des organisations internationales comme l’OCDE identifient la perte de biodiversité et le changement climatique comme des menaces pour l’activité économique, le bien-être et la stabilité financière à long terme.

L’enjeu réside désormais dans la capacité des acteurs économiques à augmenter de manière significative leurs contributions positives, directes et indirectes, en orientant des volumes de capitaux à la hauteur des besoins vers des solutions capables de restaurer les écosystèmes et de renforcer la résilience des territoires.

De la logique de compensation à une approche de contribution climatique

L’offsetting a longtemps été appréhendé comme un mécanisme correctif, mobilisé a posteriori pour « neutraliser » des émissions résiduelles. Cette lecture, aujourd’hui largement dépassée, ne répond plus ni à la réalité scientifique, ni aux exigences croissantes en matière de crédibilité climatique. Sous l’effet conjugué de l’évolution des référentiels scientifiques et de la pression sociétale, l’offsetting s’inscrit désormais dans une approche plus structurée de contribution climatique, pleinement complémentaire des trajectoires de réduction alignées sur la science et compatibles avec les objectifs de l’Accord de Paris. À ce titre, financer des projets climatiques, sans nécessairement recourir à des crédits carbone, constitue un levier essentiel pour contribuer à la transformation des territoires, via des bénéfices climatiques, écologiques et socio-économiques.

Les solutions fondées sur la nature comme pilier de la contribution climatique

Dans le paysage des options de contribution carbone, les solutions fondées sur la nature occupent une place stratégique. Les projets de restauration forestière, de boisement et d’agroforesterie répondent à un double impératif : contribuer à l’atténuation du changement climatique tout en renforçant la résilience des écosystèmes et des communautés qui en dépendent.

Au-delà du stockage du carbone, ces projets génèrent en effet des co-bénéfices déterminants pour la biodiversité, la qualité des sols, la régulation des cycles hydrologiques et le développement socio-économique local. Dans un contexte où les investissements dans la nature doivent tripler d’ici 2030 pour atteindre les objectifs climatiques internationaux, l’orientation des flux financiers privés vers ces solutions constitue un levier décisif de passage à l’échelle.

Ce que les entreprises ont à y gagner

Pour les entreprises, cette approche présente plusieurs avantages structurants, à la croisée de la performance climatique, de la résilience économique et de la création de valeur durable.

Contribuer à l’effort collectif d’atténuation

En soutenant des projets climatiques en dehors de leur chaîne de valeur – logique BVCM (Beyond Value Chain Mitigation), les entreprises peuvent contribuer à l’effort collectif d’atténuation avec des résultats quantifiables et vérifiables, indépendamment des cycles de transformation parfois longs des opérations et des chaînes d’approvisionnement.

Renforcer la résilience face aux risques climatiques et économiques

En orientant des capitaux vers des projets de restauration et de protection des écosystèmes, les entreprises participent à la réduction de risques macroéconomiques croissants liés au dérèglement climatique et à l’érosion de la biodiversité, qui menacent directement la stabilité des marchés, des chaînes d’approvisionnement et la création de valeur future.

Accroître la crédibilité et la robustesse des engagements climat

Le soutien à des projets de haute intégrité, reposant sur des méthodologies rigoureuses et des dispositifs de vérification indépendants, permet aux entreprises de démontrer une approche structurée et exigeante de la contribution climatique, en cohérence avec les attentes des parties prenantes et des cadres de référence internationaux.

Inscrire la stratégie climat dans une logique de création de valeur durable

En intégrant la contribution climatique dans une démarche d’investissement de long terme, les entreprises renforcent l’articulation entre performance climatique et impacts positifs sur la biodiversité, les ressources en eau et les communautés locales, en cohérence avec les attentes croissantes en matière de performance extra-financière et d’approches intégrées climat-nature.

>> Ensemble, ces leviers font de la contribution climatique hors chaîne de valeur un véritable choix stratégique pour les entreprises. En orientant volontairement des flux de capitaux vers des projets de restauration des écosystèmes, les entreprises participent au financement de biens communs essentiels (stabilité climatique, résilience des territoires, préservation des services écosystémiques) dont dépendent l’ensemble des acteurs économiques et des sociétés humaines. Dans un contexte où les financements publics demeurent insuffisants au regard de l’ampleur des besoins, l’engagement du secteur privé devient un levier déterminant pour accélérer la transition et soutenir des trajectoires collectives compatibles avec les limites planétaires. Cette contribution dépasse ainsi le seul intérêt des entreprises pour s’inscrire dans une logique d’intérêt général.

La plus-value de Reforest’Action : accompagner une contribution carbone de haute intégrité

Notre approche de l’offsetting repose sur une conviction forte : seule une contribution climatique exigeante, fondée sur des projets multifonctionnels, permettra de générer des impacts durables à la hauteur des enjeux climatiques et environnementaux.

Quinze ans d’expérience au service de la restauration des écosystèmes

Depuis plus de quinze ans, nous développons des projets de restauration des écosystèmes en France, en Europe et dans les zones tropicales. Ces projets couvrent un large éventail de typologies (boisement et reboisement, agroforesterie, haies bocagères, restauration de mangroves) et s’inscrivent dans une logique de multifonctionnalité, visant simultanément le climat, la biodiversité, les impacts sur le système sol-eau et les bénéfices socio-économiques locaux.

Des méthodologies robustes au service de l’intégrité des projets

La robustesse de cette approche repose d’abord sur la qualité des méthodologies mobilisées. La quantification du carbone stocké s’appuie sur des cadres reconnus et sur des processus de certification ou de vérification par des tiers indépendants, notamment en France et à l’international, dans le respect des critères du Marché Carbone Volontaire (additionnalité, mesurabilité, permanence, unicité…). Cette rigueur méthodologique permet d’offrir aux entreprises des garanties solides sur la traçabilité, la mesurabilité et la pérennité des impacts générés.

Une capacité d’accompagnement sur le court et le long terme

Reforest’Action se distingue également par sa capacité à accompagner les entreprises sur l’ensemble de leurs horizons de contribution :

  • à court terme, via l’accès à des projets (agro)forestiers certifiés ou vérifiés par un tiers indépendant
  • à plus long terme, en structurant des portefeuilles de projets de séquestration en cours de développement, permettant d’anticiper les besoins futurs liés aux trajectoires net zéro et de sécuriser un accès à des solutions fondées sur la nature de haute intégrité.

Un ancrage territorial garant de la durabilité des projets

Enfin, l’ancrage territorial constitue un pilier central de la démarche. Les projets sont conçus et mis en œuvre en collaboration directe avec des partenaires locaux, au sein de territoires dont les enjeux écologiques, sociaux et économiques sont finement intégrés. La présence de Project Officers basés localement et des dispositifs de gouvernance intégrant les parties prenantes permettent de garantir une mise en œuvre opérationnelle rigoureuse et un partage de la valeur au plus près des territoires.

En combinant expertise métier, exigence méthodologique et présence terrain, Reforest’Action accompagne ainsi les entreprises dans une contribution climatique alignée avec les cadres scientifiques les plus exigeants, et capable de générer des impacts durables à l’échelle des territoires au-delà de la seule séquestration du carbone.

Face à l’ampleur des défis climatiques et écologiques, la transformation des chaînes de valeur, bien que prioritaire, ne peut suffire à elle seule. Soutenir des projets climatiques en dehors de son périmètre opérationnel s’impose désormais comme un levier complémentaire essentiel, permettant aux entreprises de conjuguer impact immédiat, gestion des risques de long terme et crédibilité de leurs engagements. Lorsqu’elle s’appuie sur des projets de haute intégrité, ancrés dans les territoires et fondés sur des méthodologies robustes, la contribution climatique devient alors un véritable outil de transformation, au service de la résilience des écosystèmes et de la transition vers des modèles d’économie régénérative.

Vous êtes une entreprise et vous souhaitez agir pour le climat en dehors de votre chaîne de valeur en soutenant des projets (agro)forestiers - certifiés ou vérifiés par un tiers - de haute qualité ? Contactez l’un(e) de nos expert(e)s pour en discuter.