Dans un contexte de renforcement des obligations de reporting et d’exigence accrue de crédibilité de la part des investisseurs, la capacité des entreprises à mesurer, déclarer et piloter leurs émissions de gaz à effet de serre est devenue un enjeu stratégique. Développé par le World Resources Institute (WRI) et le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD), le GHG Protocol constitue aujourd’hui le cadre méthodologique de référence à l’échelle internationale pour la comptabilisation des émissions.
Une architecture commune fondée sur les scopes 1, 2 et 3
Le GHG Protocol repose sur une approche harmonisée des émissions, structurée autour des scopes 1, 2 et 3, qui couvrent respectivement les émissions directes, celles liées à l’énergie achetée et l’ensemble des autres émissions indirectes sur la chaîne de valeur. Cette architecture permet la comparabilité des données et fonde la cohérence des principaux cadres d’action climatique.
Le socle des cadres réglementaires et volontaires
À ce titre, le GHG Protocol constitue la base opérationnelle de dispositifs structurants tels que la CSRD pour la publication réglementaire des informations climat, la SBTi pour la validation d’objectifs de réduction alignés sur la science, et, plus largement, la déclinaison des objectifs fixés par l’Accord de Paris au niveau des organisations.
Un nouveau standard pour le secteur des terres et les absorptions de carbone
Dans cette logique de consolidation méthodologique, le GHG Protocol a récemment publié son premier standard dédié au secteur des terres et aux absorptions de carbone (Land Sector and Removals – LSR). Ce nouveau cadre comble un vide historique en apportant des règles robustes et scientifiquement fondées pour comptabiliser les émissions liées à l’agriculture et les absorptions de CO₂ associées à l’usage des sols – un levier majeur des trajectoires climat, jusqu’ici insuffisamment structuré.
Une évolution progressive
Élaboré à l’issue d’un processus rigoureux, transparent et inclusif mené sur cinq ans, le standard LSR permet aux entreprises de disposer d’informations plus comparables pour piloter et évaluer les trajectoires vers le net zéro. Il n’intègre toutefois pas encore de dispositions spécifiques relatives à la comptabilisation du carbone forestier, sujet qui fera l’objet de travaux et de consultations ultérieurs. Cette évolution progressive illustre la manière dont les cadres de référence climat intègrent, avec exigence, les enjeux liés au vivant et aux écosystèmes.
À mesure que les cadres méthodologiques se structurent et gagnent en précision, la crédibilité des stratégies climat repose de plus en plus sur leur capacité à articuler réduction des émissions et prise en compte du rôle du vivant. Les solutions fondées sur la nature, en particulier celles liées aux écosystèmes terrestres, constituent un levier essentiel de l’action climatique, à condition d’être mobilisées dans des cadres transparents, scientifiquement robustes et alignés sur les meilleures pratiques internationales. Dans cette perspective, Reforest’Action développe et met en œuvre des projets d’agriculture régénératrice et de séquestration carbone de haute intégrité. Elle offre ainsi aux entreprises des solutions concrètes pour structurer et sécuriser leur contribution climat, à court comme à long terme, en cohérence avec l’évolution des cadres de référence et les exigences croissantes de crédibilité et d’impact mesurable.